Publié le 1 Avril 2017

Abdellatif Laâbi pose un regard aigu sur lui, les autres et le monde. De cette contemplation, naissent les sensations, le souffle, l’élan, le mouvement. Un mouvement permanent de la pensée et du corps. dans le temps et dans l’espace. Le lire, c’est être a ses côtés, suivre le cours de ses pensées, voyager dans « ses chers pays », se frotter au réel, s’effrayer de l’état du monde, se questionner sur ses dérives sans jamais renoncer à croire en l’humanité, à défendre la dignité humaine, à combattre pour la liberté.

Marc Gontard animera cette soirée poétique consacré à son ami poète.

Le soleil se meurt

une rumeur d’homme à la bouche

C’est une étrange soif

quand grisonnent les idées

et que l’amour

à peine commence

 

Qui lui parle

de refaire le monde ?

on voudrait simplement le supporter

avec une brindille

de dignité

au coin des lèvres…

Extrait de « Le soleil des meurt, tiré de « l’arbre à poème », Gallimard

Publié dans #Rencontre